Cycle Épopées : La philosophie guerrière et le Japon des Samuraï – par Jean-Baptiste CHIKHI-BUDJEIA

30

mercredi

septembre 2020

19:30

Cycle Épopées : La philosophie guerrière et le Japon des Samuraï – par Jean-Baptiste CHIKHI-BUDJEIA

Nous avons le plaisir d’accueillir Jean-Baptiste CHIKHI-BUDJEIA qui vous propose un cycle d’histoire autour de La Philosophie guerrière et le Japon des Samuraï.

Ce thème sera abordé en 3 parties, sur 3 soirées différentes. Au programme :

 

MERCREDI 30 SEPTEMBRE – 19H30 

La Plume et le Sabre, au cœur de la formation et de la pensée des guerriers

De la Grèce antique au Japon prémoderne en passant par la Chine ; en suivant Hector,
prince troyen, Alexandre le Grand, le moine indien Bodhidharma, fondateur du zen, ou encorele sabreur exceptionnel Miyamoto Musashi, l’on observe que le guerrier d’élite rassemble, au moins idéalement, un ensemble de vertus acquises au cours d’une éducation exigeante.
Homme d’épée, il n’en n’est pas moins diplomate et homme de Lettres ; fin politique devant au mieux préserver la paix, au pire protéger son peuple. Généralement aristocrate, il doit faire preuve de clémence autant que de brutalité, son courage doit épouser sa compassion. Mais au- delà de cette image mystifiée, quelle(s) réalité(s) historique(s) ? L’idéal guerrier s’inscrivant généralement dans un schéma patriarcal, accorde-t-il une place à la femme ?

 

 

JEUDI 8 OCTOBRE – 19H30

Le Japon, une terre et une âme façonnées par le sabre ?

Au XIIème siècle, le Japon connaît un bouleversement majeur : les guerriers, qui
avaient été durant l’Antiquité les bras armés des familles rivales de la cour impériale,
prennent le pouvoir. L’Empereur – Tenno, « Fils du Ciel » – est enfermé dans une fonction de représentation, sacrée. Avec « l’âge des guerriers » (Souyri) – Musha no yo – s’ouvre une
longue période féodale. Marquée par des guerres civiles quasi incessantes, deux tentatives
d’invasion mongoles, l’arrivée des Européens, ou encore la longue marche vers l’unification du pays – commencée dans la seconde moitié du XVIème siècle –, elle voit les techniques de combat évoluer, mais également la nature du pouvoir et des rivalités entre buke – familles de guerriers. La prééminence de la caste des samurai et leur mainmise sur le pays allait changer pour jamais l’âme du Japon, les vertus de ces hommes de guerre à l’orgueil chatouilleux, rustres ou finement éduqués, imprégnant peut-être l’ensemble du corps social. La restauration Meiji en 1868 et la répression des dernières révoltes de samurai en 1877, refermaient le musha no yo aussi brutalement qu’il avait commencé.

 

 

JEUDI 29 OCTOBRE – 19H30

Musashi, Tsunetomo : deux perceptions de la « Voie du Guerrier »

Au XVIIème siècle, Tokugawa Ieyasu clos la période d’unification du Japon et ouvre
une ère de paix inédite depuis 500 ans dans l’histoire du pays. Les bushi – guerriers –, ceux
que l’on appelle les samurai, sont amenés à devenir des administrateurs de domaine, des
« fonctionnaires d’État ». Pour autant, nombre de guerriers, pour des raisons diverses, ne
s’inscrivent pas dans ce nouvel ordre des choses. Musashi est de ceux-là. Menant une vie
d’itinérance et de combats – musha shugyo –, il affûte son art autant que son esprit. Brillant stratège, duelliste hors pair, vraisemblablement autodidacte, il brise les schémas attendus et les dogmes. Au crépuscule de sa vie, il livre sa pensée dans le Gorin no Sho – le Traité des Cinq Roues –, traité de stratégie imprégné de zen. Au début du siècle suivant, c’est au tour de l’un de ces samurai « administrateurs » de poser sur le papier sa pensée. Il s’appelle Yamamoto Tsunetomo, n’a jamais connu le champ de bataille, et prône, dans son hagakure – caché sous les feuillages –, un idéal foncièrement conservateur. En son cœur, la servitude volontaire, la domesticité des femmes et le fanatisme.

 

 

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Pour respecter les consignes sanitaires, le nombre de places à l’intérieur du café est limité à 20-25. La terrasse reste accessible si le nombre maximum est atteint à l’intérieur.
Le port du masque est obligatoire lors des déplacements, on peut l’enlever une fois assis à table. Du gel hydroalcoolique est à disposition à l’entrée du 3C.

Vu que nous sommes malheureusement limités en nombre de participant-e-s, nous vous conseillons d’arriver un peu avant l’heure de début des événements !

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