Café philo : Le désir dans les soins en psychiatrie (désir de soigner/être soigné)

06

jeudi

février 2020

17:00

Café philo : Le désir dans les soins en psychiatrie (désir de soigner/être soigné)

Rencontre animée par des membres de l’association SERPSY (Soins Etudes et Recherches en PSYchiatrie)

Site : https://serpsy.org/

Que recouvre le « concept polyphonique » de désir ? Désirer, c’est « regretter l’absence de », c’est « l’envie d’obtenir, d’avoir, de posséder », c’est « satisfaire à ce que nous demande la nature ». Ce qui nous invite à différencier désir et besoin tout en questionnant la dimension de la demande. Comment cheminer entre «l’avoir» et «l’être» ?

En tant que soignants pouvons-nous ignorer ce qui se cache sous l’appellation de désir inconscient (quant à savoir ce qu’il recouvre) ? … De quoi est tissé notre désir de soigner ? Doit-il être interrogé à partir de sa dimension individuelle et/ou collective ? Comment le désir peut-il être porté par le groupe équipe ? Lorsque l’on travaille au quotidien avec la psychose et la déliaison psychique comment le protéger du vent quand il emporte tout ?

Toutes disciplines confondues, de plus en plus de soignants quittent précocement leur établissement . Que dit cette réalité des conditions de travail et des pratiques de soin dans nos organisations ? Quelle place pour le désir de soigner dans l’institution actuelle ? Entre « promesse de complétude » et manque, comment tracer notre « chemin de désir » cernés que nous sommes par les protocoles qui s’appliquent à tous, la tyrannie du risque zéro, l’incertitude ?

Quelle place pour le désir du patient dans ces parcours de soin trop rectilignes ? Quelle est sa demande ? Désir d’être soigné qui laisse place à la dimension subjective du symptôme ou éradication des troubles du comportement qui vise à une efficacité thérapeutique illusoire ?

A quel moment désirons-nous à la place d’un patient qui ne cherche qu’à se poser momentanément dans un asile accueillant ?

Comment faciliter et soutenir l’émergence d’un désir qui n’est parfois qu’une flamme fragile prête à s’éteindre ?  Comment ne pas sacrifier la part intersubjective et créative de chaque rencontre ?

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